Via la peinture à claire-voie
de Claude Viallat

Dans les années 1960,
Claude Viallat ouvre sa voie
dans le champ de la peinture.

Petite incise :
Support et matière picturale
sont les premiers éléments constituants d’une peinture,
quelle qu’en soit l’époque, l’école ou la qualité.

Incidence de fond :
Le questionnement plastique de Claude Viallat
s’oriente vers la scène ou l’arène
où se joue la peinture : le support.
Bâches, nappes, tissus sont investis tels quels.

Le support est mis au cœur du dispositif pictural :
il est sans cadre donc sans limite ;
il s’affranchit du châssis pour être souple et malléable.

Objet, il est pris sans enduit ni apprêt,
sans arrangement ni préparation,
inverti en l’état, tel qu’il est : tissu imprimé, « raboutage ».

Il est l’espace qui accueille la peinture.
Il est support. Il est surface.
Il est « la cheville ouvrière »
dans la production de l’ouvrage peint.

Il s’ensuit que la volonté,
le parti pris pictural de Claude Viallat
créent une trouée
dans la technique de la peinture.

claude viallat au musée de louviers