Course et révolution du Petit Monde d’Abakyne

Le Petit Monde d’Abakyne se consulte comme une feuille d’humeur.
Il livre ses coups de tempête ou ses fous rires, ses murmures ou ses orages,
son averse de signes, ses trombes d’images,
comme présage d’une accalmie ou d’une réflexion sage

comme préalable et matière à embellie
comme mise en orbite des plaisirs à la rêverie
comme petite fabrique satellisant le trajet d’une bien lunée,
la trajectoire des illuminés
comme révélateur des histoires semées d’astres ou d’embûches
des brèves dans la sphère des caractères, des utopistes aux tempérés,
comme observatoire scrutant la mécanique des révolutions et des éclipses,
des modes et des cycles, des caprices dans l’air,
des humeurs et des coups de cœur, des incidences célestes,
consignés sur le grain de la toile, notre page d’azur,
avec sa ligne d’horizon réelle et sensible,
sa poussière d’étoiles et de mots, ses constellations d’images,
son temps, pour lors, découvert au beau fixe.